À son arrivée sur la Piazza del Campo de Sienne, Elisa Longo Borghini (Lidl-Trek) ne semblait pas au mieux de sa forme. Le regard perdu, visiblement éprouvée, l'Italienne peinait à expliquer ce qui lui était arrivé durant la course.
“Je ne sais pas vraiment… Je me sentais bien, et d’un coup, j’ai commencé à vomir et je n’ai plus pu m’arrêter. J’ai perdu toute mon énergie, comme à Paris l’année dernière. Je ne pouvais plus rien manger ni boire et, même maintenant, je ne me sens pas bien.”
Un soutien précieux en course
Alors qu’il restait 40 kilomètres, Longo Borghini, en grande difficulté, a dû se laisser décrocher. C’est à ce moment-là que Silvia Persico (UAE Team ADQ) est venue à sa hauteur pour échanger quelques mots, avant de lui poser une main réconfortante sur la nuque et de poursuivre sa route.
Après l’arrivée, Persico est revenue sur ce moment :
“J’ai essayé de lui remonter le moral, mais elle n’était pas bien. Après Le Tolfe, elle m’a dit d’y aller sans elle. J’avais déjà dû changer de vélo et gérer une crevaison, alors j’ai tout donné, mais la course a été dure. Quand ce n’est pas le jour, ce n’est pas le jour…”
Un probable souci de santé
Certains évoquaient une possible fatigue liée à un retour récent d’altitude, mais Longo Borghini a balayé cette hypothèse :
“J’ai l’impression d’avoir une grippe, j’ai eu de gros problèmes d’estomac. Heureusement, j’ai pu compter sur mes coéquipières pour me soutenir jusqu’à Santa Caterina.”
Un moment d’émotion avec sa mère
Après l’effort, c’est sa mère, Guidina, qui l’a réconfortée. Malgré la poussière et la fatigue, elle a pris sa fille dans ses bras avant de la laisser rejoindre le bus de son équipe sous les applaudissements du public.
Si cette Strade Bianche 2025 ne s’est pas déroulée comme prévu pour la championne italienne, on espère qu’elle sera rapidement rétablie pour les prochaines échéances, notamment le Trofeo Binda et Milan-Sanremo.

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