Mads Pedersen "Personne n’aime courir sous 5 ou 6 degrés, c’était pure souffrance"


Mads Pedersen
a triomphé lors d’une étape de Paris-Nice marquée par des conditions climatiques printanières particulièrement rudes. À 59 kilomètres de l’arrivée, le peloton a été divisé par l’équipe du maillot jaune, Visma Lease-a-Bike, avec Pedersen et Mattias Skjelmose qui ont rapidement rejoint le groupe de tête. Ce dernier comptait 16 coureurs, mais avec plusieurs éléments forts dans ce groupe, et presque tous les coureurs en position de bénéficier de cette cassure, il n’a plus jamais été revu par le peloton. Pedersen, astucieux, s’est bien placé pour le sprint avant de fuser vers la ligne d’arrivée, remportant ainsi sa troisième victoire de la saison, et sa première sur le WorldTour. À deux étapes de la fin, Pedersen prend la tête du classement par points, et Skjelmose grimpe sur le podium du classement général.

Pedersen : "Après une journée aussi difficile, c'est vraiment agréable de gagner. Ce serait dommage de finir deuxième ou troisième. Pour Skjelmose, c'est aussi super de grimper au général. Personne n’aime courir sous 5 ou 6 degrés, c’était pure souffrance. En ce moment, je peux profiter de la victoire, mais c'était une journée vraiment difficile. À la fin, j'ai dû faire un sprint long, et Tarling est tellement fort, tu ne peux jamais l'écarter. Mais que tu gagnes d'un centimètre ou de cinq, une victoire est une victoire. C'était le scénario idéal : arriver dans le final avec un petit groupe, sans les meilleurs sprinteurs comme Tim Merlier.

"Je me souviens d’une journée en septembre 2019, un peu pire que celle-ci, mais le résultat était le même : une victoire. Les conditions étaient assez difficiles aujourd'hui, entre 5 et 8 degrés et de la pluie toute la journée, c’est vraiment dur d’être cycliste, surtout sur plus de 100 kilomètres, mais au final, c’est une bonne journée quand tu gagnes, alors c’est une réussite double si on le dit ainsi, avec Skjelmose qui reprend du temps au général. C’est une journée vraiment réussie pour nous.

"Tu vois, dans l'échappée, les gars de Norvège et du Danemark, nous n'avons pas de vestes de pluie, etc. Bien sûr, ça aide d’être habitués à s'entraîner sous ce temps en hiver, mais je pense aussi qu’il y a une part mentale, où tu ne t'en soucies plus. C'est pareil pour tout le monde, et si tu gardes l'esprit clair, centré sur la course, au lieu de te lamenter sur toi-même, ça t’aide énormément.

"Je ne pense pas avoir eu de malchance au début, je pense juste que je n’étais pas assez fort pour gagner là, et tu sais, dans notre équipe, c’est assez clair que pendant ces deux derniers jours, je suis là pour Mattias. Paris-Nice est aussi pour moi le dernier réglage avant les Classiques, donc ça ne me dérange pas de l’aider, mais je suis aussi là pour gagner, donc c’est agréable de cocher cette case et dire ‘ok, je quitte Paris-Nice avec une victoire.’"

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