Paris-Roubaix : Van der Poel vise un triplé, Pogacar rêve d’un coup d’éclat


Le grand rendez-vous des pavés français est enfin là : ce dimanche, Paris-Roubaix promet une bataille titanesque. Mathieu van der Poel tentera de décrocher une troisième victoire dans l'Enfer du Nord, tandis que Tadej Pogacar, champion du monde en titre, espère briller dès sa première participation. Et si l’on en croit Gianni Vermeersch, coéquipier de Van der Poel chez Alpecin-Deceuninck, tout est réuni pour un affrontement total.

Le leader néerlandais a connu une course difficile lors du Tour des Flandres, conclue par une chute. « Après l'incident de Mathieu, il était difficile de savoir quoi faire exactement », a confié Vermeersch à HLN. « J’ai attendu, car Meurisse et Planckaert étaient aussi concernés. Heureusement, le vélo de Planckaert n’était pas endommagé, il a pu ramener Mathieu. J’ai passé un moment en chasse-patate, mais ce n’est qu’un détail. »

Et pour ne rien arranger, Van der Poel a été malade avant le Ronde. « Il a continué à s’entraîner, mais la récupération n’était pas idéale », a avoué le directeur sportif Christoph Roodhooft. « Après une maladie, les effets peuvent traîner. » Même constat pour Jasper Philipsen, également victime d’une chute cette saison. Mais selon Vermeersch, les deux leaders sont prêts pour dimanche.

Vermeersch : un équipier dévoué, mais ambitieux

Pour Vermeersch, le rôle est clair : travailler pour Van der Poel et Philipsen. « J’ai trouvé ma place dans ce rôle et je m’y sens bien. Gagner une grande classique, c’est autre chose que de s’imposer à Dwars door het Hageland. J’aimerais mieux être décisif dans le final pour aider deux leaders que de viser une 8e ou 9e place pour moi. »

L’an dernier, Alpecin-Deceuninck avait dominé la course : victoire, deuxième place, et sixième position au final. Et Vermeersch imagine bien un scénario similaire : « Passer la Trouée d’Arenberg avec trois gars dans un groupe de vingt et ensuite contrôler. Sur le papier, c’est parfait, mais en course, tout peut arriver. »

Pogacar : une menace réelle malgré les doutes

Face à Van der Poel, Tadej Pogacar pourrait bien jouer les trouble-fête. Le Slovène, qui prépare le Tour de France, a surpris tout le monde en s’engageant sur l’une des classiques les plus périlleuses. « Franchement, pour quelqu’un qui veut gagner le Tour, c’est un pari risqué », reconnaît Vermeersch. « Surtout s’il pleut. »

Et pourtant, personne ne doute vraiment de ses capacités. « Il a écrasé tout le monde dans le Tour des Flandres. Bon, là-bas, il y avait des pavés en montée. Ici, c’est plat, donc plus difficile de lâcher Mathieu, Wout ou Pedersen. Enfin... c’est ce que je pense ! », plaisante Vermeersch. « Avec lui, plus rien ne nous surprend. »

Rendez-vous dimanche sur les pavés du Nord pour un Paris-Roubaix qui s’annonce dantesque.

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