Brillant sur le Tour de France et la Vuelta, le Belge pourrait être écarté en 2025 pour une seule raison : il n'est pas français.
Pour certains, le nom de Steff Cras ne dit peut-être rien. Mais pour les suiveurs du cyclisme, le Belge est un grimpeur de haut niveau qui a réalisé une excellente saison 2023. Il a terminé 16e du Tour de France après une chute plus violente encore que celle de Jonas Vingegaard, et 11e de la Vuelta, apportant des résultats et des points précieux à TotalEnergies.
Pourtant, son avenir dans l’équipe est incertain. Dans un entretien accordé à Wielerflits, Cras a révélé qu’aucune discussion n’avait été entamée pour prolonger son contrat.
"Je suis dans ma dernière année de contrat et personne ne m’a encore approché pour négocier."
Le seul coureur étranger de l’équipe s’interroge sur la vision de TotalEnergies, qui semble vouloir privilégier les coureurs français.
"L’an dernier, ils ont écarté Dries Van Gestel parce qu’il n’avait pas prolongé. J’espère qu’ils sélectionneront les meilleurs sur des critères sportifs."
Une équipe qui change de cap
Quand Cras a rejoint TotalEnergies fin 2022, l’équipe semblait vouloir s’internationaliser et adopter une approche plus scientifique de la performance.
"Mais cette vision n’a duré qu’un an. Depuis l’an dernier, ils sont revenus à ce que j’appellerais le ‘méthode française’."
Une évolution qui laisse peu de place aux étrangers, malgré le potentiel évident de l’équipe selon Cras.
À 29 ans, en pleine maturité, il ne devrait avoir aucun mal à retrouver une équipe si TotalEnergies décide de le laisser partir. Mais en attendant, ne pas l’emmener au Tour de France serait une erreur stratégique, surtout lorsqu’il est le meilleur coureur de l’équipe, devant même Anthony Turgis.

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