Thymen Arensman frustré au Mont Ventoux : “Je n’avais pas de jambes, mais j’étais seul à me battre”
Le Mont Ventoux, théâtre d’une 16ᵉ étape épique du Tour de France 2025, n’a pas souri à Thymen Arensman. Le grimpeur néerlandais d’INEOS Grenadiers, pourtant auteur d’une très belle 14ᵉ étape remportée quelques jours plus tôt, a connu un jour sans… et surtout une colère froide contre son équipe.
Une échappée sans Grenadiers : l’erreur de trop ?
Dès le début de l’étape, un groupe d’environ 30 coureurs s’est échappé, avec des noms ambitieux pour l’arrivée au sommet. Problème : aucun coureur d’INEOS Grenadiers dans le coup. Arensman, pourtant sans bonnes sensations dès le matin, s’est retrouvé à poursuivre seul, alors qu’il savait ne pas avoir les jambes.
« Ce matin, je sentais déjà que je n’avais pas de jambes. Mais quand j’ai vu partir un gros groupe sans nous, j’ai dû me sacrifier. Je me suis complètement vidé pour recoller. Apparemment, mes coéquipiers étaient encore plus mal que moi… »
Un effort vain, une frustration visible
Lâché quand Enric Mas a contre-attaqué, Arensman a compris que la victoire d’étape s’était envolée. Il termine 12ᵉ, à plus de 2 minutes du vainqueur Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step). Une performance honorable vu le contexte, mais teintée d’amertume.
« J’ai tout donné, mais à un moment, tu sais que tu ne te bats plus pour la victoire. C’est difficile, surtout quand tu te retrouves seul à faire le travail. »
“Je suis humain” : pas de fatalisme, mais une volonté de rebond
Malgré la déception, Arensman reste lucide et tourné vers l’avenir.
« Ma forme est bonne, je l’ai prouvé. J’ai juste eu une mauvaise journée. On cherche toujours une explication, mais parfois il n’y en a pas. Je suis humain. »
Deux étapes de montagne encore très dures arrivent, et le Néerlandais ne veut surtout pas baisser les bras.
« Si les jambes reviennent, j’aurai encore des opportunités. Ce résultat prouve que même dans un jour moyen, je peux rester compétitif. »

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