Geraint Thomas fait ses adieux au Tour de France : une dernière Grande Boucle sous la pluie et l’émotion


Geraint Thomas
a bouclé son 14e et dernier Tour de France ce dimanche à Paris.

Le Gallois de 39 ans, vainqueur de l’épreuve en 2018, mettra un terme à sa carrière professionnelle d’ici la fin de l’année. La dernière étape de la Grande Boucle 2025 fut aussi chaotique qu’émouvante, à l’image de ce que le coureur d’INEOS Grenadiers a vécu au fil des années sur les routes françaises.

« Je pense que cette dernière étape résume bien mon Tour. C’était décousu, avec la pluie et tout le reste, un peu comme mon état d’esprit. »
— Geraint Thomas, au micro de TNT Sports


Un Tour difficile, une carrière immense

Privé de jambes pour viser le classement général, Geraint Thomas a tenté à plusieurs reprises de s’illustrer en échappée, sans succès. Le coup dur de la course fut également l’abandon de son leader Carlos Rodríguez, victime d’une série de chutes en troisième semaine.

Heureusement, son équipe s’est offerte un rayon de lumière grâce aux exploits de Thymen Arensman, vainqueur d’étapes aussi bien dans les Pyrénées que dans les Alpes.

« Je suis très heureux que ce soit fini. Et je suis content de ma décision de prendre ma retraite. Le sport a changé, pas seulement dans les méthodes d’entraînement. C’est plus chaotique. C’est devenu un sport de jeunes, et je me sens trop vieux. »


La pluie pour clore le chapitre… mais la foule pour le célébrer

Le dernier passage de Thomas sur les pavés parisiens restera dans les mémoires.

« C’était horrifique. Le pire final d’étape que j’aie jamais fait. Mais en même temps, ce dernier tour était le plus beau. »

Sur la montée de Montmartre, acclamé par une foule impressionnante, Thomas a vécu un moment fort :

« Je roulais avec Toms Skujins, et il m’a laissé passer devant. Il a chauffé la foule, c’était incroyable. Le circuit était affreux, mais la dernière ascension était spéciale. »

Thomas a disputé son premier Tour en 2007, traversant les générations, du règne de Froome aux dominations de Pogacar et Vingegaard. Il quitte le peloton avec un sourire sincère, et l’admiration unanime de ses pairs.

« Même si c’était difficile, c’était une belle façon de terminer. Ce n’était plus une course, c’était une célébration. »
— Geraint Thomas

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