Valentin Paret-Peintre "C’est une journée que je n’oublierai jamais"


Ce 22 juillet 2025 restera gravé dans l’histoire du cyclisme français. Sur les pentes mythiques du Mont Ventoux, Valentin Paret-Peintre a offert à la France une victoire d’anthologie, la première sur ce sommet légendaire depuis 23 ans. Membre du collectif Soudal Quick-Step, le grimpeur de 23 ans a fait preuve de panache, de lucidité, et d’un sang-froid remarquable pour décrocher la victoire la plus prestigieuse de sa jeune carrière.


L’esprit “Wolfpack” au sommet

La journée avait commencé sans ambitions claires pour Paret-Peintre : « Ce n’était pas le plan au départ. Je pensais que ce serait une étape pour les favoris du général. Mais quand j’ai vu le gros groupe partir, je me suis dit : ‘Pourquoi pas moi ?’ »

Et il a bien fait de croire en ses chances. Épaulé par deux coéquipiers – Pascal Eenkhoorn et surtout un incroyable Ilan Van Wilder, revenu dans le final tel un miraculé – le Français a su exploiter à la perfection l’occasion.

Alors que Enric Mas (Movistar) semblait parti pour l’emporter, Valentin a comblé son retard à 5 km du sommet. Dans un final haletant, il a résisté à une ultime attaque de Ben Healy (EF Education-EasyPost), pour le déposer dans les 100 derniers mètres.


Un sommet chargé d’histoire

Le Mont Ventoux, surnommé “le Géant de Provence”, n’avait plus accueilli d’arrivée d’étape depuis 2013. L’ascension est devenue une légende du cyclisme, un mythe gravé dans les cœurs français depuis Richard Virenque ou Jean-François Bernard. Paret-Peintre y inscrit désormais son nom, et avec panache.

« Je n’arrive pas à réaliser... Gagner sur le Ventoux, c’est quelque chose d’extraordinaire. J’ai tout donné. C’est une journée que je n’oublierai jamais. »


Une victoire d’équipe

Le rôle d’Ilan Van Wilder mérite une mention spéciale. Le Belge a opéré un retour inespéré dans le dernier kilomètre avant de prendre les commandes du groupe de tête et lancer un tempo implacable, empêchant le retour des favoris du général, dont Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard.

« J’ai tout donné. Valentin m’a dit qu’il avait de bonnes jambes. Quand j’ai réussi à revenir, je n’ai pas réfléchi, j’ai roulé à bloc. Ce qu’on a réalisé aujourd’hui est magnifique », a déclaré Van Wilder, ému à l’arrivée.

Le directeur de Soudal Quick-Step, Jurgen Foré, ne cachait pas sa fierté :

« C’est la 55e victoire de notre équipe sur le Tour. Ce succès symbolise notre état d’esprit. Valentin a été brillant, mais Ilan a été essentiel. C’est ça, la force du Wolfpack. »


Un héros tricolore, une journée historique

Valentin n’avait qu’un an lors du dernier succès français au Ventoux. Ce 22 juillet, il est devenu le premier Français du XXIe siècle à gagner au sommet du Géant de Provence, redonnant le sourire à tout un pays et prouvant qu’avec du cœur, du courage, et une équipe soudée, rien n’est impossible.

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