Lenny Martínez n’est peut-être plus seulement « l’espoir du cyclisme français ». À 21 ans, le jeune grimpeur s’est déjà taillé une réputation solide dans l’élite, enchaînant les performances prometteuses et les démonstrations dans les ascensions les plus abruptes. Si sa saison 2025 n’a pas totalement répondu à ses ambitions majeures, elle a confirmé ce que tout le monde pressent : la France tient là l’un des meilleurs purs grimpeurs de la nouvelle génération.
Un transfert qui surprend… et qui s’explique
Bahrain Victorious a frappé fort en convainquant Martínez de quitter Groupama-FDJ. Selon plusieurs sources, la formation du Golfe a proposé un contrat annuel estimé à 800 000 euros, soit plusieurs fois plus que ce que touchait le coureur chez les Français.
Il ne s’agit pas d’un montant extravagant dans un WorldTour désormais dominé par les géants économiques que sont UAE Team Emirates, INEOS Grenadiers ou encore Red Bull–Bora Hansgrohe. Mais pour une équipe de taille intermédiaire comme Bahrain Victorious, ce niveau d’investissement traduit une volonté claire : miser sur un talent d’avenir et bâtir avec lui un projet sportif ambitieux.
Martínez n’est ni un pur spécialiste du classement général, ni un coureur de classiques, ni un gros rouleur. Pourtant, son profil de grimpeur explosif, capable de faire basculer des étapes de haute montagne, constitue un atout précieux à court terme… et un pari à fort potentiel sur le long terme.
Un engagement sur trois ans pour construire l’avenir
Le contrat de trois saisons montre que les deux parties souhaitent s’inscrire durablement dans un projet commun. Bahrain voit en lui un futur leader sur les terrains escarpés, tandis que Martínez y trouve un environnement pour progresser sans pression excessive et avec une vraie marge de manœuvre.
Un transfert qui pouvait sembler surprenant à première vue, mais qui révèle finalement une stratégie limpide : investir sur un grimpeur appelé à marquer les prochaines années du cyclisme mondial.

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