Après une saison 2025 monumentale, aussi dense que spectaculaire, Tadej Pogačar profite enfin d’une période de repos bien méritée. Le leader de UAE Emirates XRG, double champion du monde en titre (Zurich 2024, Kigali 2025), aborde néanmoins l’intersaison avec des idées déjà claires : les objectifs seront toujours aussi élevés, les ambitions intactes, et le Mondial 2026 occupe une place de choix dans son esprit.
Sanremo et Roubaix : les deux Monument(s) qui manquent
Si ses plans de courses n’ont pas encore été officiellement dévoilés, Pogačar n’a jamais caché son rêve de remporter Milan-Sanremo et Paris-Roubaix, les deux Monument(s) sur lesquels il est passé tout près de l'exploit mais qui résistent encore à son palmarès pourtant presque complet.
« Sanremo et la Roubaix sont sur ma liste des souhaits, car je ne les ai pas encore gagnées. Je ferai de mon mieux pour les conquérir », confie-t-il.
Il admet également que la Vuelta a España reste un objectif de carrière, mais reconnaît que les dates 2026 ne s’articulent pas parfaitement avec celles des Championnats du monde à Montréal, priorité clairement assumée.
Le Mondial 2026 déjà en ligne de mire
Le parcours canadien, annoncé comme très proche des éditions passées, inspire pleinement Pogačar. Le Slovène s’y est imposé à deux reprises, et une troisième victoire a été offerte à son coéquipier Brandon McNulty cette année — geste rare qui témoigne de son poids dans l’équipe et de sa confiance en ses lieutenants.
« J’ai déjà gagné à Montréal et le parcours sera similaire. Courir avec la sélection, ce sera différent, mais j’ai ce Mondial en tête », explique-t-il.
La perspective d’un troisième titre mondial consécutif, un exploit historique, nourrit sa motivation autant qu’elle alimente l’attente du public.
Del Toro, un prodige à protéger : « Arrêtez les comparaisons »
L’autre sujet brûlant autour d’UAE Emirates XRG concerne l’ascension fulgurante d’Isaac Del Toro, vainqueur sur tous types de terrains en 2025 et désigné par certains comme « le nouveau Pogačar ».
Une comparaison que le Slovène balaie fermement, presque agacé :
« Isaac est Isaac. Pourquoi toujours comparer ? C’est inutile et agaçant. Admirez-le pour ce qu’il est, pas comme le ‘nouveau quelqu’un’. »
Une mise au point qui en dit long sur la relation forte et respectueuse entre les deux leaders, et sur la volonté de Pogačar de laisser son jeune coéquipier briller sans pression inutile.
Les critiques de De Vlaeminck ? « Cela ne me change pas la vie »
Interrogé sur les propos récents de la légende belge Roger De Vlaeminck, qui l’a qualifié de « surcoté », Pogačar répond avec le détachement d’un champion pleinement sûr de sa valeur.
« Je me juge comme je me juge. Si quelqu’un me surestime ou me sous-estime, je m’en fiche. Cela ne change rien à ma vie. »
Un calme olympien qui contraste avec la férocité dont il fait preuve sur un vélo, et qui confirme son statut de patron du peloton.
2026 : une saison déjà pleine de questions… et de rêves
Entre la quête de Monument(s), un possible retour sur la Vuelta, la défense d’un double titre mondial et la cohabitation avec un phénomène en pleine explosion, la saison 2026 de Tadej Pogačar s’annonce exceptionnelle.
Le Slovène, lui, avance sereinement, les idées claires et une motivation intacte : redevenir imbattable quand le terrain l’exige, et continuer de marquer l’histoire course après course.

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