Le rêve de Jack Burke, 29 ans, est peut-être sur le point de se concrétiser. Le Canadien, devenu un phénomène médiatique ces dernières semaines en explosant des records Strava sur des ascensions mythiques telles que le Mortirolo ou l’Alpe d’Huez, a confirmé être en discussions avec quatre équipes WorldTour en vue de la saison 2025.
Longtemps cycliste continental, Burke a vu sa carrière basculer en 2022 lorsqu’il a été percuté par une voiture à l’entraînement. Une blessure qui l’a tenu éloigné du haut niveau… jusqu’à cette année. Invité par WielerFlits à revenir sur son parcours, il raconte comment un échange anodin sur son podcast avec un entraîneur l’a conduit à reprendre un entraînement structuré.
« J’ai toujours essayé de devenir coureur WorldTour. J’ai couru en Continental, mais tout s’est arrêté en 2022. En mai, j’ai repris l’entraînement, sans savoir où cela mènerait. En août, j’étais en forme, je gagnais des courses amateurs… puis la saison s’est arrêtée. »
Déçu de ne pas passer les sélections de la Zwift Academy, il décide, sur un coup de tête, d’aller se tester sur le Stelvio. Résultat : un temps stratosphérique, suffisamment impressionnant pour attirer l’attention de plusieurs équipes du plus haut niveau.
Des contacts réels, mais tardifs
Les échanges existent bel et bien, essentiellement via les réseaux sociaux. Mais la période tardive du mercato complique la situation.
« C’est décembre… c’est tard. Il y a de l’intérêt, mais trouver une place n’est pas simple. Je dirais que j’ai 30 % de chances d’être WorldTour l’année prochaine. »
Burke se projette déjà dans un rôle bien défini : celui d’un super-équipier en montagne.
« Mon rêve, c’est de devenir l’un des meilleurs coéquipiers des leaders, comme Sepp Kuss. C’est un ami, on a couru ensemble. Je veux être le coureur qu’on choisit en premier pour soutenir le leader d’un Grand Tour, peu importe lequel. J’aide mieux les autres que je ne cours pour moi-même. »
Une ultime opportunité
Le Canadien sait que son profil atypique joue autant en sa faveur qu’en sa défaveur. Et il mesure l’unicité de la saison qu’il vient de vivre.
« J’ai gagné toutes les courses où j’ai participé et j’ai pris trois gros KOM. Si ça ne suffit pas pour décrocher un contrat maintenant… je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus l’an prochain. »
Pour Burke, cette fenêtre pourrait être la dernière. Pour les équipes, c’est peut-être l’occasion de mettre la main sur un grimpeur au parcours singulier et aux capacités… hors normes.

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