La Vuelta a España 2026 commence déjà à faire parler d’elle. Avant même la présentation officielle de son parcours, prévue le jeudi 17 décembre, l’organisation a levé le voile sur plusieurs éléments majeurs, annonçant une édition qui s’annonce comme la plus exigeante des dix dernières années sur le plan montagneux.
Selon les premières informations relayées par la presse espagnole, la 81ᵉ édition de la Vuelta proposera un tracé particulièrement sélectif, avec sept à neuf arrivées au sommet et plusieurs étapes dépassant les 4 000 mètres de dénivelé positif. Un parcours taillé pour les grimpeurs, qui devrait marquer un net durcissement par rapport aux éditions récentes.
Un départ à l’étranger et une arrivée inédite
La course s’élancera le 22 août 2026 depuis Monaco, avec un contre-la-montre individuel de 9,6 kilomètres. Il s’agira de la troisième Grande Boucle consécutive à partir de l’étranger, après Lisbonne en 2024 et le Piémont en 2025, et de la septième fois dans l’histoire de La Vuelta.
Fait notable, Madrid ne sera pas ville d’arrivée cette année. Une décision exceptionnelle de l’organisation, renforcée par des contraintes logistiques liées notamment au Grand Prix de Formule 1 organisé dans la capitale espagnole à la même période. L’édition 2026 devrait se conclure à Grenade, avec une avant-dernière étape promise à la haute montagne dans la Sierra Nevada. Une première depuis 2021 que la Vuelta ne se termine pas à Madrid.
Une première semaine internationale
Après Monaco, plusieurs étapes de la première semaine devraient se dérouler en France, avant un premier final en altitude en Andorre, ce qui porterait à quatre pays traversés le total de cette Vuelta 2026.
Les deux semaines suivantes devraient ensuite largement investir le sud de l’Espagne, une région quasiment absente du parcours 2025, tant pour des raisons de conception que de conditions climatiques.
Des ascensions mythiques… et des absences
Peu de cols ont été confirmés officiellement, mais plusieurs rumeurs circulent déjà. L’Alto de Aitana, près d’Alicante, pourrait faire son retour, dix ans après avoir vu Nairo Quintana y sceller sa victoire finale face à Chris Froome. Une arrivée à Peñas Blancas serait également prévue lors du dernier vendredi de course, tandis qu’un retour de l’Alto de la Pandera, au nord de Grenade, est évoqué.
Côté contre-la-montre, une seconde épreuve chronométrée devrait avoir lieu à Jerez de la Frontera durant la deuxième semaine.
En revanche, les Asturies seront absentes du parcours pour la première fois depuis 2009 : ni Lagos de Covadonga, ni Angliru ne figureront au menu.
Roglič déjà au rendez-vous
Sur le plan sportif, Primož Roglič est déjà annoncé au départ. Le Slovène visera un cinquième sacre, ce qui constituerait un record absolu dans l’histoire de La Vuelta. En revanche, Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard ne devraient pas être de la partie.
Tout indique donc que La Vuelta 2026 restera fidèle à son ADN : une course spectaculaire, exigeante et résolument tournée vers la montagne.

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