Un an après avoir tiré sa révérence au terme d’une carrière de vingt ans, Mark Cavendish profite enfin d’un quotidien plus calme sur l’Île de Man. Avec plus de 160 victoires professionnelles et le record absolu de victoires d’étapes sur le Tour de France, le “Manx Missile” s’est offert une retraite méritée.
Mais l’ancien sprinteur n’exclut pas un retour… aux commandes d’une équipe cycliste.
“Le cyclisme doit s’inspirer de la Formule 1”
Dans un entretien accordé au Financial Review, Cavendish a surpris en évoquant ouvertement la possibilité de créer ou diriger une équipe professionnelle.
Il juge que la structure actuelle du cyclisme est datée, et que le sport devrait s’inspirer davantage de modèles comme la Formule 1, qu’il admire autant pour son fonctionnement sportif qu’économique.
Selon lui, des revenus potentiels sont aujourd’hui laissés de côté :
« Il existe un vrai vide sur le marché. J’aimerais un jour avoir une équipe pensée comme dans d’autres sports. On n’a pas de stade, certes, mais il y a des sources de revenus qui ne sont pas exploitées. »
Cavendish pointe également un manque d’ambition financière chez certains coureurs :
« Beaucoup ne font pas assez pour créer leur propre valeur. »
Créer une nouvelle équipe… ou reprendre une existante ?
L’ex-sprinter reste volontairement flou. Il ne dit pas s’il souhaite reprendre une équipe existante ou fonder une structure totalement nouvelle, mais son envie est réelle.
Interrogé sur ce qu’il veut accomplir dans les 40 prochaines années, il répond avec une énergie intacte :
« Je ne m’arrêterai jamais. Le cyclisme me fatiguait, et c’était ce qu’il y avait de mieux. Je n’ai jamais su dormir tant que la bougie ne brûlait pas aux deux bouts. »
Un modèle économique dépassé
Cavendish n’a jamais caché qu’il comprenait mal la logique du marché des transferts.
« Dans le cyclisme, tu décroches souvent un contrat sur des décisions très subjectives », regrette-t-il.
Il dénonce une économie où la performance sportive ne suffit pas toujours à garantir un avenir :
« Même en gagnant, certains ne voulaient plus prendre le “risque” de me signer. »
Pourtant, son aura commerciale restait immense :
seul Eddy Merckx compte plus de victoires professionnelles que lui (279 contre 165).
« Je ne dis pas ça de manière arrogante, mais ça n’avait aucun sens. J’apportais toujours beaucoup aux sponsors, parfois plus que ce que je touchais moi-même. »

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