Après une saison 2025 riche en enseignements mais pauvre en victoires, Paul Penhoët a repris l’entraînement avec un état d’esprit affûté et une vision plus claire de ce qu’il veut devenir. Le sprinteur de Groupama–FDJ dresse un bilan lucide : beaucoup de travail, d’introspection… et désormais, la certitude qu’il peut franchir un cap en 2026.
Un « vrai » retour à la normale après une année perdue
La trajectoire du jeune sprinteur reste marquée par sa blessure au genou en 2024, qui avait perturbé toute sa préparation. « Mon coach et le staff médical m’ont dit que 2025 serait une année de reconstruction », explique-t-il. Sprint, musculation, explosivité : impossible de travailler normalement. Mais aujourd’hui, il voit cet épisode comme un investissement pour sa santé à long terme.
La saison 2025 lui a néanmoins permis de retrouver un volume normal de course, d’enchaîner les journées de compétition et de reprendre confiance. Malgré 11 top 5 mais aucune victoire, Penhoët insiste : « Je suis quelqu’un qui se remet beaucoup en question, mais c’est ce qui me pousse à chercher chaque petit détail pour progresser. »
Le Tour de France, tournant de sa carrière
Sa première participation au Tour restera le point fort de son année. Avec des résultats solides — 7e à Lille, 5e à Châteauroux, 7e à Valence — le Français a surtout découvert qu’il pouvait tenir la cadence du plus haut niveau.
« On ne savait pas comment j’allais réagir », confie-t-il. Finalement, il a traversé le mois de juillet avec une fraîcheur étonnante et une confiance décuplée. Arrivé en pleine forme après un très bon championnat de France, il a aussi joué un rôle essentiel pour Romain Grégoire, ce qui, selon lui, l’a aidé à rester performant jusqu’à Paris.
2026 : entre WorldTour et Europe Tour, un équilibre assumé
Penhoët refuse de brûler les étapes : pour progresser, il veut alterner rendez-vous WorldTour et courses du calendrier européen. « Il faut être honnête : on devra prendre des points et courir contre les meilleurs », souligne-t-il, rappelant l’importance des épreuves ProSeries et Classe 1 pour un sprinteur en construction.
Ses troisièmes et quatrièmes places au Tour du Guangxi pour conclure 2025 confirment qu’il a retrouvé les bases nécessaires pour viser plus haut. Il est parti en coupure « avec le couteau entre les dents », convaincu que la victoire, désormais, n’est plus très loin. « J’ai toujours cet instinct de gagneur. Je sais que c’est possible. »
Avec une saison 2026 chargée et soigneusement pensée, le sprinteur de Groupama–FDJ aborde l’avenir avec une ambition renouvelée.

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