Romain Grégoire sort d’une année 2025 qui a marqué un tournant dans son ascension vers le plus haut niveau. À seulement 22 ans, le coureur de Groupama-FDJ a remporté six victoires, dont la première victoire WorldTour de sa carrière sur le Tour de Suisse, et a multiplié les performances solides dans les terrains punchy qui lui conviennent si bien. De quoi nourrir de grandes ambitions pour 2026.
Le Franc-Comtois a lancé sa saison de manière idéale en s’imposant début mai sur la Faun-Ardèche Classic. Il enchaîne ensuite les places d’honneur sur Tirreno–Adriatico et le Tour du Pays basque, avant son succès de prestige sur les routes suisses. Sur le Tour de France, il ne manque pas grand-chose pour le voir lever les bras, mais il devra attendre la fin de l’été pour retrouver le chemin de la victoire.
Après une coupure estivale, Grégoire revient en septembre avec un niveau exceptionnel : quatre victoires en un mois, dont une étape et le général du Tour of Britain, ainsi que deux succès au Tour de Luxembourg. Une démonstration de régularité et de maturité pour un coureur dont la marge de progression reste importante.
Présent à Paris lors de la cérémonie du Vélo d’Or — où Tadej Pogacar, Pauline Ferrand-Prévot et Kevin Vauquelin ont été distingués — Grégoire a confié qu’il se sent proche du tout meilleur niveau sans toutefois y être encore. « Il me manque un petit quelque chose. L’objectif est de bien travailler cet hiver pour combler ce léger écart et aller chercher la grande victoire que j’attends », affirme-t-il.
Pour 2026, ses premiers objectifs devraient se situer sur les Classiques ardennaises, même si son calendrier sera finalisé avec le staff de Groupama-FDJ lors d’un regroupement en Espagne. Quant au Trophée Bernard Hinault, il le voit davantage comme une consécration que comme un but : « C’est une récompense pour une grande saison. Pour y prétendre, il faut être régulier et gagner de grandes courses. »
Grégoire se réjouit également de rejoindre une nouvelle vague tricolore ambitieuse — Magnier, Seixas, Vauquelin — qui, selon lui, « tire tout le monde vers le haut ». Il se montre par ailleurs enthousiaste à l’idée de porter le nouveau maillot 2026 de l’équipe : « Un nouveau cycle, ça fait du bien. On a envie de le faire briller. »
Son objectif prioritaire reste limpide : gagner, peu importe la course. Avec déjà un palmarès solide et une progression constante, 2026 pourrait bien être l’année du déclic.

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