Cétones : l’UCI refuse d’interdire mais déconseille leur utilisation


L’Union Cycliste Internationale s’est retrouvée au cœur d’un débat particulier ces derniers mois autour des cétones, ces boissons énergétiques utilisées par certains coureurs professionnels. Dans un communiqué publié en octobre, l’UCI a expliqué qu’il n’existait aucune preuve scientifique convaincante démontrant un effet significatif sur la performance ou la récupération. Par conséquent, l’instance internationale n’a pas jugé nécessaire d’interdire ces suppléments, tout en précisant qu’elle ne recommandait pas leur utilisation dans les plans nutritionnels des coureurs.

Cette position a toutefois créé ce que beaucoup appellent une « zone grise ». Les cétones ne sont pas interdites, mais leur utilisation est officiellement déconseillée, ce qui laisse les équipes et les coureurs dans une situation floue. Ce type de situation n’est pas nouveau dans le cyclisme, où certaines pratiques sont autorisées par le règlement mais restent discutées sur le plan éthique ou médical.

Le débat autour des cétones illustre un problème plus large dans le cyclisme moderne : la difficulté pour les instances de régulation de suivre l’évolution des méthodes d’entraînement, de la nutrition et de la technologie. Certaines pratiques finissent par être interdites, comme ce fut le cas du tramadol, tandis que d’autres restent autorisées malgré les interrogations.

Au final, la question n’est peut-être pas seulement de savoir si les cétones améliorent réellement la performance, mais plutôt de déterminer si elles ont leur place dans le sport professionnel. Pour l’instant, elles restent autorisées, mais le débat est loin d’être terminé.

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