Le début de saison 2026 du Women’s WorldTour dessine déjà une tendance forte : un nouveau duopole semble émerger au sommet du cyclisme féminin. Après l’ère de domination du Team SD Worx, deux équipes prennent désormais le contrôle des grandes courses : FDJ-SUEZ et UAE Team ADQ.
Un partage total des victoires majeures
Sur les premières épreuves WorldTour de l’année, ces deux formations se sont imposées comme les références. À l’exception de Noemi Rüegg, seule coureuse extérieure à ce duo à s’être imposée, toutes les victoires majeures ont été captées par ces deux équipes.
FDJ-SUEZ s’est illustrée avec Ally Wollaston sur la Cadel Evans Great Ocean Race, Demi Vollering sur l’Omloop Het Nieuwsblad et Elise Chabbey sur les Strade Bianche. De son côté, UAE Team ADQ a répondu avec Elisa Longo Borghini et Karlijn Swinkels, notamment au Trofeo Binda.
Une domination construite sur la profondeur
Plus qu’une domination individuelle, c’est la force collective qui impressionne. FDJ-SUEZ et UAE ADQ ne reposent pas sur une seule leader, mais sur un groupe capable de gagner sur tous les terrains.
L’exemple des Strade Bianche est révélateur : malgré des difficultés pour Vollering, FDJ a su renverser la course grâce à Elise Chabbey et Franziska Koch. UAE, de son côté, accumule déjà 26 podiums, preuve d’une régularité impressionnante.
Vers une nouvelle ère du cyclisme féminin ?
Ce début de saison pourrait marquer un tournant. L’éventuelle arrivée d’un partenaire majeur comme Red Bull aux côtés de FDJ-SUEZ pourrait encore renforcer cette domination, avec des budgets en hausse et des effectifs toujours plus compétitifs.
Dans le même temps, UAE continue de structurer un projet ambitieux, calqué sur la réussite de son équipe masculine, avec une stratégie axée sur les talents émergents et la profondeur d’effectif.
À l’aube des grandes classiques de printemps, dont Milan-San Remo, une question se pose : ce duopole va-t-il s’imposer durablement ou d’autres équipes parviendront-elles à renverser la hiérarchie ?

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