Demi Vollering : “Je veux aider à changer le cyclisme féminin et la vie des jeunes”


Numéro une mondiale, vainqueure du Tour de France Femmes, de la Vuelta et des plus grandes classiques, Demi Vollering n’est pas seulement une championne. La Néerlandaise est aujourd’hui l’une des voix les plus influentes du peloton féminin. Dans une interview très personnelle, elle explique pourquoi elle parle ouvertement de santé mentale, de troubles alimentaires et de l’importance du sport chez les jeunes.


Une championne qui veut faire évoluer le sport

Demi Vollering assume son rôle et son influence. Pour elle, les femmes doivent encore se battre pour faire évoluer leur sport.

« Dans le sport féminin, nous savons que nous devons encore nous battre pour notre place. Nous savons d’où nous venons et c’est encore très récent. En faisant cela, nous pouvons aussi aider d’autres femmes. »

C’est aussi cette personnalité engagée qui a attiré de grandes marques comme Nike, qui ont décidé de s’associer à elle.


L’importance du sport chez les jeunes

Avant de devenir cycliste professionnelle, Vollering était passionnée de patinage de vitesse et a même entraîné des jeunes. Une expérience qui l’a profondément marquée.

« Nous avions 40 enfants entre 7 et 13 ans. On voyait vraiment leur développement physique et mental. C’est là que j’ai compris à quel point il est important que les jeunes bougent, soient dehors et créent des liens entre eux. »

Aujourd’hui, elle a lancé son projet “Move to Dream”, qui vise à promouvoir l’activité physique et le bien-être mental chez les jeunes.

« Aujourd’hui, beaucoup d’enfants restent à l’intérieur à cause des réseaux sociaux. Il faut les faire sortir, bouger, rêver. »


Les dangers des réseaux sociaux et de la perfection

La Néerlandaise parle aussi très ouvertement de santé mentale et de la pression sociale.

« On voit tellement sur internet à quoi une vie parfaite devrait ressembler que cela peut nous rendre fous. L’esprit peut devenir trop fort et cela peut mener à la dépression ou à des troubles alimentaires. »

Elle avait d’ailleurs dédié une victoire d’étape sur la Vuelta à une personne proche en difficulté psychologique.

« Je pensais à quelqu’un de proche qui traversait une période très difficile. Je voulais dire aux gens qu’ils ont déjà la force en eux pour s’en sortir. »


Une carrière exceptionnelle… mais une pression énorme

Malgré son immense palmarès, Vollering explique que la pression est permanente.

« Tout le monde attend que je gagne, et moi aussi je l’attends de moi-même. Je veux toujours viser les plus grandes victoires. »

Son grand objectif 2026 est clair : réaliser le doublé Giro – Tour de France.

Le Giro, déplacé en juin, devient désormais une préparation idéale pour le Tour.

« Le Tour reste mon plus grand objectif. Le Giro peut être une très bonne préparation pour arriver encore plus forte. »


Un rôle de modèle assumé

Mais au-delà des victoires, son objectif est ailleurs.

« J’espère que je peux donner envie aux gens de sortir, de faire du sport et de tomber amoureux du sport, pas seulement du cyclisme. Je veux aider le sport féminin à aller dans une meilleure direction. »

Elle explique aussi pourquoi les femmes cyclistes prennent plus souvent la parole que les hommes :

« Pour les hommes, leur sport est déjà installé depuis longtemps. Pour nous, c’est plus naturel de vouloir aider la prochaine génération, d’être un exemple. »

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