Une nouvelle affaire liée au passeport biologique secoue le cyclisme professionnel. L’équipe continentale colombienne Medellín-EPM, où évolue notamment le vétéran Óscar Sevilla, a été suspendue pendant 30 jours par les autorités antidopage.
La décision a été prise par la commission disciplinaire de l’UCI, à la suite d’irrégularités détectées dans le passeport biologique de deux anciens coureurs de l’équipe : Aldemar Reyes Ortega et Fabio Andrés Duarte Arévalo. Ces anomalies, signalées en 2025, ont déclenché une procédure pour violation des règles antidopage.
Selon le règlement de l’Union Cycliste Internationale, une équipe peut être suspendue lorsque deux membres sont impliqués dans des violations antidopage sur une période de 12 mois. Cette sanction collective, relativement rare dans le cyclisme, vise à responsabiliser les structures et leur encadrement médical.
La suspension de Medellín-EPM entrera en vigueur du 27 mars au 25 avril, empêchant l’équipe de participer à toutes les compétitions durant cette période.
L’affaire repose sur les données du passeport biologique, un outil central de la lutte antidopage. Ce système surveille les variations des paramètres sanguins des coureurs afin de détecter d’éventuelles manipulations physiologiques, même en l’absence de test positif direct.
Ces dernières années, plusieurs cas similaires ont été révélés dans le peloton, confirmant que le passeport biologique reste l’un des principaux instruments utilisés par les autorités pour identifier les pratiques suspectes.

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