Milan-San Remo Women 2026 : sprinteuses ou attaquantes, qui aura le dernier mot sur le Poggio ?


La deuxième édition de Milan-San Remo Women s’annonce déjà comme un affrontement tactique majeur entre deux visions du cyclisme : la puissance des sprinteuses et l’audace des attaquantes. Sur un parcours de 156 kilomètres entre Gênes et Sanremo, la célèbre Cipressa puis le Poggio devraient une nouvelle fois être les juges de paix d’une course aussi imprévisible que stratégique.

Au cœur des débats, une question centrale : les équipes de sprinteuses seront-elles capables de contrôler la course jusqu’à la Via Roma, ou assistera-t-on à une offensive décisive dans les dernières ascensions ?

Parmi les grandes favorites, le duo de SD Worx-Protime composé de Lorena Wiebes et Lotte Kopecky attire tous les regards. Déjà victorieuse en 2025 au sprint, Wiebes incarne la référence absolue en cas d’arrivée groupée, tandis que Kopecky représente une menace sur tous les terrains grâce à sa polyvalence.

Face à elles, plusieurs coureuses pourraient dynamiter la course. Elisa Longo Borghini, déjà très offensive sur cette épreuve, pourrait tenter un coup similaire à celui de l’an passé, où elle avait été reprise dans les derniers mètres. À ses côtés, Kasia Niewiadoma-Phinney ou encore Puck Pieterse apparaissent comme des profils capables de faire exploser le peloton dans le Poggio.

D’autres noms viennent compléter cette liste de prétendantes : Marianne Vos, toujours redoutable dans les classiques, Elisa Balsamo, Juliette Labous ou encore Kim Le Court, toutes capables de jouer un rôle selon le scénario de course.

Comme souvent sur la Classicissima, tout pourrait se jouer sur quelques secondes. Si le peloton bascule groupé au sommet du Poggio, les sprinteuses auront une opportunité en or. Mais la moindre hésitation pourrait permettre à une attaquante de creuser un écart décisif, comme cela a déjà été le cas dans l’histoire de la course masculine.

Plus courte que la version masculine mais tout aussi stratégique, Milan-San Remo Women s’impose déjà comme une course où rien n’est jamais écrit à l’avance. Et en 2026, plus que jamais, l’équilibre entre contrôle et chaos pourrait offrir un final explosif.

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