Urška Žigart se confie : pression, regard médiatique et quête de reconnaissance


Longtemps observée à travers le prisme de sa relation avec Tadej Pogačar, Urška Žigart trace désormais sa propre trajectoire dans le peloton féminin. Après la meilleure saison de sa carrière en 2025, la Slovène de l’équipe AG Insurance-Soudal se confie sur une pression médiatique longtemps difficile à gérer, mais qui a finalement forgé son caractère.

« J’ai eu du mal avec l’attention », reconnaît-elle, évoquant un sentiment d’être constamment « sous surveillance ».
Dès ses débuts, la coureuse a dû faire face à une exposition inhabituelle, amplifiée par sa relation avec l’un des meilleurs cyclistes du monde. Une situation souvent mal comprise, certains estimant que cela facilitait sa carrière, alors que la réalité était tout autre : attentes plus élevées, pression accrue et jugement permanent.

Mais loin de la freiner, cette pression a contribué à la renforcer mentalement. Aujourd’hui, Žigart affirme avoir développé une véritable carapace face aux critiques et au regard extérieur. Elle explique même que cette exposition précoce l’a préparée à gérer les exigences du haut niveau, notamment lorsqu’il s’agit désormais de performer et d’assumer un rôle plus important au sein de son équipe.

Son passage chez AG Insurance-Soudal en 2025 semble avoir marqué un tournant. La structure belge a su « appuyer sur les bons boutons » pour révéler pleinement son potentiel, lui offrant un cadre propice à sa progression.

Dans ce contexte, le soutien de Pogačar reste un élément clé, mais Žigart insiste désormais sur son identité propre. À 29 ans, elle entre dans une phase charnière de sa carrière, avec des ambitions clairement affichées et une confiance retrouvée.

Plus mature, plus solide et libérée du poids du regard extérieur, Urška Žigart n’est plus seulement « la compagne de ». Elle est désormais une coureuse accomplie, prête à s’imposer par elle-même au plus haut niveau du cyclisme féminin.

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