Le Paris-Nice est une course souvent marquée par des conditions météorologiques difficiles, mais cette année, la situation a atteint un nouveau niveau d'exception. Bien qu'aucune étape n'ait été annulée jusqu'à présent, une a été raccourcie, et l’étape 4 a été tristement neutralisée en raison d'un orage de grêle. La gestion de cette neutralisation a cependant suscité de nombreuses critiques, notamment de la part de Patrick Lefevere, le directeur sportif d'Alpecin-Deceuninck.
À 45 kilomètres de l’arrivée ce jour-là, la course a été neutralisée en raison d'une forte grêle. Quelques minutes plus tard, alors que la tempête cessait, les coureurs ont été invités à repartir sous l'ordre des organisateurs. Pendant 17 kilomètres, la situation est restée floue, certains coureurs accélérant tandis que d'autres redémarraient à des moments différents, sans que l'on sache vraiment ce qui se passait. Finalement, le peloton a été de nouveau arrêté, et la course a repris avec les écarts du moment de la neutralisation.
L'étape a continué jusqu'à l'arrivée, mais la gestion de l'incident a fait l’objet de vives critiques. Lefevere a exprimé son mécontentement :
"C’était de la falsification pure de la course. Je commence par dire que je pense que la décision elle-même était mauvaise. Si vous neutralisez la course à ce moment-là, vraiment en pleine nature, tous ces coureurs congelés n’ont nulle part où aller."
Lefevere a également souligné l'absence de soutien adéquat :
"Les bus étaient déjà à l’arrivée, il n’y avait pas de place pour sept personnes dans les véhicules d’assistance et il n’y avait aucune maison en vue."
Il est important de noter que la neutralisation avait été décidée en raison de la grêle, et poursuivre la course dans de telles conditions aurait certainement entraîné des critiques encore plus virulentes. Cependant, l’opinion de Lefevere reste claire :
"Le chaos de mercredi n’est pas digne d’une course au niveau du WorldTour. On pourrait penser que les organisations de ce niveau auraient assez de savoir-faire pour assurer un redémarrage correct. Ce n’était pas le cas. Movistar était en première ligne, Vlasov et Vingegaard étaient toujours entre les voitures."
La situation a en effet été chaotique, et ce jour-là, Stef Cras de TotalEnergies a abandonné en raison d’une hypothermie, tandis que plusieurs autres coureurs, dont Jonas Vingegaard, ont critiqué la décision de continuer la course.
Peu après, les organisateurs ont décidé de couper l’étape de samedi vers Auron en raison des conditions neigeuses et dangereuses.
"Dommage, mais prévisible si vous choisissez de vous éloigner de Nice et de la Côte d’Azur pour aller dans l’intérieur des terres. Auron est une station de ski, ils payent généralement une belle somme pour accueillir la course, mais ne soyez pas surpris si le temps y est en fait inadapté à la mi-mars."
Pour Oliver Naesen, la situation était claire :
"Cela reste de la course, pas du slalom géant."

Enregistrer un commentaire