Chloé Dygert impressionne pour ses débuts sur Paris-Roubaix Femmes malgré des soucis gastriques


Pour sa première participation à Paris-Roubaix Femmes, l’Américaine Chloé Dygert (Canyon//SRAM) a démontré qu’elle faisait déjà partie des meilleures spécialistes des pavés. Elle a tenu tête à des références comme Lotte Kopecky (SD Worx-Protime), championne du monde en titre, et Marianne Vos (Visma-Lease a Bike), véritable légende du peloton féminin.

La course s’est durcie dans le final et a pris une tournure plus tactique, permettant à d’autres concurrentes de s’illustrer. Pauline Ferrand-Prévot (Visma-Lease a Bike) s’est envolée vers la victoire, suivie par Letizia Borghesi (EF Education-Oatly), qui ont sécurisé les deux premières places du podium.

Après 148 km de course dans le nord de la France, Dygert a rallié le vélodrome de Roubaix dans un groupe qui s’est disputé la 3e place au sprint. Épuisée et sans jambes pour l’emballage final, elle a dû se contenter de la 8e place, un top 10 très prometteur pour une première apparition sur l’Enfer du Nord. Sans les problèmes gastriques qu’elle a rencontrés, elle aurait pu viser plus haut.

« C’était une journée très difficile, peu importe les circonstances. Je suis juste heureuse de finir avec les meilleures », a-t-elle confié aux médias en quittant le mythique vélodrome.

À peine la ligne franchie, Dygert s’est assise longuement sur le sol, à l’intérieur du vélodrome, visiblement exténuée et tenant son estomac. Elle s’est brièvement allongée, en proie à la douleur.

Mais une fois remise debout, elle a relativisé :
« Ce sont des soucis gastriques. Ce sont juste de petits problèmes pendant les courses, mais ça va. Tu sais, après toutes ces années avec des problèmes aux jambes et d’autres pépins, je ne vais pas me plaindre. »

« C’est quelque chose avec lequel je dois vivre. Je prends les choses au jour le jour. Certains jours sont plus frustrants que d’autres, mais c’est comme ça. Je dois juste être reconnaissante de pouvoir encore faire du vélo. »

Une gestion compliquée de la nutrition

Victime d’une grave chute lors des Mondiaux 2020, Dygert a ensuite été freinée par divers soucis de santé. Mais ces épreuves lui ont apporté une certaine lucidité sur sa carrière et sa résilience.

Interrogée sur l’origine de ses douleurs, elle a expliqué que son équipe travaillait toujours à trouver le bon équilibre nutritionnel :
« On essaye de régler le dosage côté alimentation. Parfois, ça passe mal. Vers la fin, j’ai senti que quelque chose ne passait pas. À environ 40 km de l’arrivée, ça a commencé à mal aller. À partir de là, j’ai juste essayé de m’accrocher. »

Chanceuse d’éviter les chutes

Course réputée pour ses chutes et ennuis mécaniques, Paris-Roubaix 2025 n’a pas dérogé à la règle. Pourtant, Dygert s’en est sortie sans encombre :
« Il y a eu des chutes et des situations compliquées. Il y a eu beaucoup de poursuites », a-t-elle résumé.
« L’an dernier, j’ai eu ma part de chutes. Cette année, j’ai eu beaucoup de chance de les éviter. Touchons du bois. »

Un top 8 pour une première sur cette course si particulière laisse présager de belles choses pour l’avenir. Et lorsqu’on lui a demandé si elle comptait revenir : « Définitivement », a-t-elle répondu sans hésiter.

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