Le retrait de Remco Evenepoel (Soudal–QuickStep) sur les pentes du Col du Tourmalet, samedi 19 juillet, a surpris tout le monde. Porté par la tunique blanche de meilleur jeune et troisième du classement général, le champion du monde a mis pied à terre à 100 km de l’arrivée de la 14ᵉ étape. Quelques heures plus tard, il a expliqué les raisons d’une décision mûrement réfléchie avec son encadrement.
Trois jours sans jambes
« Avoir un jour sans, d’accord ; trois d’affilée, ce n’est pas normal pour moi », a‑t‑il résumé devant les médias belges. Dès les premiers kilomètres du Tourmalet, Evenepoel a compris qu’il n’avait aucune puissance ; un sentiment confirmé par la radio d’équipe : « Klaas Lodewyck m’a dit que le mieux était de descendre du vélo, surtout avec tout ce qui reste à courir. »
Une préparation perturbée
Si son chrono victorieux à Caen prouvait encore ses qualités, le Belge admet que sa condition était fragile :
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Il n’a « pas pu encaisser la moindre séance d’intensité » depuis le Dauphiné.
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Son accident à l’entraînement en décembre 2024 l’a laissé avec « un socle de forme moins stable qu’à l’habitude ».
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D’éventuelles allergies et une fatigue générale l’ont privé de sensations pendant trois jours.
Un mal pour un bien
Tom Steels, directeur sportif, abondait : « Quand on sent qu’on va au‑delà de la limite, on ne parle plus de jours, mais de mois perdus. » L’abandon protège donc la suite : Evenepoel vise désormais la Clásica San Sebastián puis les Mondiaux de Zurich, où il tentera de conserver son titre du contre‑la‑montre.
La suite pour Soudal–QuickStep
Privée de podium, l’équipe se recentre sur les sprints de Tim Merlier. Ilan Van Wilder espère « décrocher une nouvelle victoire d’étape pour finir le Tour sur une note positive ».
Si l’épisode est douloureux, Evenepoel l’assure : « J’ai déjà vécu pire. Je reviendrai plus fort. »

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