Cameron Mason : la régularité d’un champion en quête de sa première grande victoire


Depuis plusieurs semaines, Cameron Mason illumine les sous-bois et les labours du cyclocross international. Le Britannique de 25 ans, désormais pilier de Seven Racing, réalise le meilleur hiver de sa jeune carrière. Pourtant, une question continue de planer au-dessus de ses performances : quand viendra enfin cette première grande victoire ?

Un niveau jamais atteint jusqu’ici

Dans un entretien accordé à Sporza, Mason ne cache pas sa satisfaction quant à l’évolution de son niveau, tout en reconnaissant qu’un cap reste à franchir.
« C’est un peu l’éléphant dans la pièce, cette première grande victoire », confie-t-il. « Tout peut se jouer sur n’importe quel cross. Il suffit que tout s’aligne une seule fois. »

Et il a des raisons d’y croire. Ses performances parlent d’elles-mêmes :

  • 2e sur le Koppenberg,

  • 2e à Hamme,

  • 5e des Championnats d’Europe,

  • Une série de Top 5 et Top 6 à Merksplas, Essen, Ardooie et lors du Tabor World Cup.

Après un hiver 2023-2024 ruiné par une maladie contractée six jours avant l’ouverture de la saison, Mason arrive cette fois en pleine possession de ses moyens. « Physiquement et mentalement, je n’avais jamais attaqué une saison avec une telle confiance », explique-t-il.

Un coureur adopté par la Belgique

Si les performances sportives ont braqué les projecteurs sur lui, son intégration dans la culture belge n’est pas passée inaperçue. Mason s’exprime désormais dans un néerlandais étonnamment fluide.
Il plaisante même sur son mot préféré — schildpad — et avoue une passion inattendue pour les baraques à frites et les curryworst… version végétarienne.

Son humour et sa désormais célèbre moustache ont aussi conquis les supporters. « Pendant les courses, des fans me crient ‘belle moustache !’ », sourit-il. « ‘Snorremans’, ce serait un bon surnom. »

Une visibilité limitée au Royaume-Uni

Malgré sa montée en puissance, Mason regrette que ses performances ne soient pas davantage vues dans son pays. Les droits TV payants freinent la popularité du cyclocross. « En Grande-Bretagne, presque toutes les courses sont derrière un abonnement à 45 euros par mois », déplore-t-il. Une situation qui, selon lui, pourrait être radicalement améliorée si le cyclocross intégrait les Jeux olympiques d’hiver.

Entre ambitions et réalisme

À l’heure où la concurrence s’appelle souvent Thibau Nys ou Mathieu van der Poel, Mason sait que chaque course compte.
Il ne s’en cache pas :

  • gagner la Koppenbergcross, et ramener l’un de ces fameux pavés, fait partie de ses rêves,

  • la tenue étoilée de champion d’Europe l’attire tout autant,

  • les Mondiaux de Hulst ? Un objectif possible, malgré l’ombre portée par Van der Poel.

Mais avant tout, il veut décrocher ce succès qui fera enfin correspondre les résultats à la qualité de ses prestations. « Cela peut arriver à n’importe quel moment. Il suffit que tout se mette en place une fois », conclut-il.

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