Nicole Azzetti, révélation du cyclocross européen : Elle vise déjà les Mondiaux… et rêve des Jeux


Nicole Azzetti
n’est pas une inconnue pour les passionnés de VTT. Mais depuis le bronze décroché à Middelkerke lors des Championnats d’Europe de cyclocross Juniors, la jeune Trentina de l’Ale Colnago Team s’est révélée à un public beaucoup plus large. Venue sans prétentions, elle a pourtant signé l’un des résultats les plus marquants de la sélection italienne, portée par un talent pur et par une volonté farouche d’émerger.

Une passion née en famille

Originaire d’Ala, dans le Trentin, Azzetti a grandi sur deux roues.
« Je vais en vélo depuis toujours. Mon père en faisait, mon frère aussi. Lui a arrêté, moi j’ai continué parce que j’adorais ça », explique-t-elle.
Son domaine de prédilection ? Le mountain bike, discipline reine dans sa région et terrain naturel pour sa technique très développée.

Le cyclocross, elle l’a découvert presque par hasard : « Une équipe m’a demandé d’essayer quand j’étais plus jeune. Alors je me suis dit : pourquoi pas ? Et j’ai finalement adoré. »

Entre neige, boue et sable : un podium inattendu

À Middelkerke, Azzetti n’était pas favorite.
« Je visais le top 10… et je me retrouve troisième, je ne sais même pas comment ! » raconte-t-elle avec  un sourire.
Un départ moyen la laisse en retrait après le premier tour, mais le parcours lui convient parfaitement :

  • beaucoup de sable, qu’elle maîtrise mieux que la plupart ;

  • de nombreux portages, un exercice où elle excelle ;

  • une technicité élevée, terrain idéal pour une pure vététiste.

Tour après tour, elle remonte toutes ses adversaires jusqu’à s’installer en troisième position :
« Quand je me suis retrouvée sur le podium virtuel, je me suis dit : maintenant, tu tiens jusqu’au bout. »

VTT et cyclocross : deux mondes, une même technicité

Pour elle, le lien entre les disciplines est clair :
« Le VTT donne beaucoup plus au cyclocross que l’inverse. La technique, l’habileté sur les passages difficiles… tout ça vient du VTT. »

Mais il existe aussi des différences majeures :
« Le froid. Je n’aime pas le froid ! En VTT, je cours en été, au chaud. En cyclocross, je le subis un peu. »

Malgré cela, elle a réussi une saison solide, avec une victoire au Giro delle Regioni di Osoppo et plusieurs podiums.

Une élève appliquée malgré la distance

Étudiante à l’Istituto Martino Martini de Mezzolombardo, Azzetti jongle entre études économiques et entraînements :
« L’école est à une heure de chez moi. Je travaille souvent dans le train pour m’avancer. Heureusement, la structure m’aide beaucoup. »

Son podium européen n’est pas passé inaperçu :
« Quand je suis arrivée après la course, tout le monde le savait : professeurs, camarades… ils étaient vraiment contents pour moi. »

Objectifs élevés et rêve olympique

Après un tel résultat, les ambitions changent naturellement.
« Les objectifs sont plus hauts maintenant. Italiens, Mondiaux, et ensuite retour au VTT. »

Mais un rêve l’habite clairement : les Jeux Olympiques.
« Le chemin le plus rapide passe par le VTT. Mais ce n’est pas pour ça que je privilégie la discipline : c’est juste que c'est mon sport. J’aime les courses individuelles, les passages techniques, l’adrénaline. »

Avec son talent, sa maturité et sa polyvalence, Nicole Azzetti apparaît déjà comme l’un des plus beaux espoirs du cyclisme italien.

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