Unibet Rose Rockets semble se rapprocher chaque jour un peu plus d’une participation historique au Tour de France 2025. Si l’équipe obtient l’une des wildcards encore disponibles, elle atteindra l’objectif fixé par son fondateur Bas Tietema en moins de quatre ans d’existence. Parmi les coureurs les plus enthousiastes face à cette possible première, le champion de Slovaquie Lukas Kubis ne cache plus son impatience… mais aussi les incertitudes liées à l’arrivée de Dylan Groenewegen.
Un premier contact avec le Tour qui fait rêver
Invité à la présentation officielle du parcours, le sprinteur slovaque a vécu un moment marquant.
« C’était tellement cool ! » raconte-t-il.
« C’est seulement une fois dans ta vie que tu découvres la présentation du Tour pour la première fois. Quand nous sommes arrivés, j’étais comme un enfant. Et quand la présentation a commencé, je me suis dit : “On est si proches…” »
Le rêve reste toutefois suspendu à la décision finale des organisateurs. Mais le contexte joue en faveur de la formation française : la disparition d’Arkéa–B&B Hotels et la fusion Lotto–Intermarché ont libéré des places. Les résultats solides d’Unibet Rose Rockets pourraient faire le reste.
« Maintenant, il faut attendre. On travaille encore beaucoup, mais je suis sûr qu’on sera prêts si on reçoit cette chance. »
Groenewegen arrive : concurrence ou opportunité ?
L’intersaison a apporté un changement majeur : l’arrivée du sprinteur de classe mondiale Dylan Groenewegen, accompagné de son poisson-pilote historique Elmar Reinders. Une concurrence nouvelle pour Kubis, qui avait jusque-là régulièrement bénéficié de ses propres opportunités dans les sprints massifs.
Pourtant, le Slovaque de 25 ans voit ces arrivées d’un œil très positif :
« Quand j’ai appris qu’ils venaient, j’étais super content. Quand je les ai rencontrés, je leur ai dit en rigolant que je serais peut-être le gars le plus agaçant de l’équipe, parce que je vais leur poser plein de questions. »
Pour lui, c’est une opportunité immense de progresser :
« C’est comme ça que tu apprends. Ils savent comment faire, ils l’ont fait des dizaines de fois. Si je découvre un Grand Tour l’an prochain, ce seront mes trois premières semaines de course au haut niveau. C’est inimaginablement dur. »
Kubis semble promis à un rôle au sein du futur train de sprint :
« J’ai hâte du premier camp d’entraînement. On doit construire cette confiance totale quand on roule à 60 ou 70 km/h. J’ai déjà discuté avec Groenewegen et Reinders, et je sens une énergie incroyable chez eux. »
Montmartre en ligne de mire
Et si la wildcard tombe, Kubis a déjà coché une étape… et pas n’importe laquelle.
« Le dernier jour, arrivée à Montmartre. J’ai grimpé cette montée pendant les JO de Paris, je la connais très bien. L’atmosphère était folle. »
Avec humour, il se projette :
« Le maillot jaune ? Je plaisante… mais ce serait sympa de se battre avec Pogi ! »
Puis, plus sérieux :
« Si on fait le Tour, ce sera un moment dingue pour moi. Et oui, je veux gagner une étape. Si pas le Tour, alors d’autres courses. Mais je veux gagner. »
Une ambition simple, directe et rafraîchissante : qu’Unibet Rose Rockets soit ou non au départ de Florence, Lukas Kubis veut marquer les esprits.

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