Antonio Tiberi referme une saison 2025 contrastée, oscillant entre performances prometteuses et une malchance tenace qui l’a souvent privé de résultats à la hauteur de sa condition. Reposé et lucide, loin du stress des courses, l’Italien peut désormais analyser une saison où le potentiel a rarement été pleinement exploité. Mais le podium décroché sur la Tirreno–Adriatico rappelle à tous – et à lui-même – qu’il reste l’un des talents les plus brillants de sa génération.
« C’est une saison globalement positive, mais il m’a toujours manqué quelque chose », confie Tiberi. «Tirreno m’a lancé, mais au Tour des Alpes j’ai dû abandonner. Au Giro, j’étais bien placé, puis la chute de la 14e étape m’a mis hors course. J’ai essayé de continuer, mais le corps ne répondait plus. » Après une deuxième place au Tour de Pologne, la suite de la saison est minée par une grippe persistante qui l’empêche de retrouver la forme.
Entre chutes et maladies, l’Italien n’a jamais pu s’exprimer pleinement. Pourtant, son professionnalisme n’a jamais faibli : recos méticuleuses, préparation pointilleuse, gestion plus sereine de la pression médiatique. « Une victoire sur un Grand Tour ? Elle arrivera quand ce sera le moment », assure-t-il, conscient du chemin mais sûr de sa progression.
Sa chute au Giro l’a contraint à changer de rôle et à se mettre au service de Damiano Caruso, son mentor depuis son arrivée chez Bahrain Victorious en 2023. Entre les deux, un lien fort s’est créé : « Quand il nous a dit qu’il voulait arrêter, je fais partie de ceux qui l’ont poussé à rester en 2026. Damiano est un point de référence énorme pour moi. Il lit parfaitement les courses, il est toujours au bon endroit. Je le suis les yeux fermés. »
Après quelques semaines de repos, Tiberi a déjà relancé la machine en vue de 2026. Le stage avec l’équipe débutera début décembre, et le programme n’est pas encore officiel. Mais le Ciociaro ne cache pas son souhait : courir le Tour de France. « Je veux travailler ma résistance, les changements de rythme, ma réaction aux attaques. Les petites courses par étapes me conviennent bien, elles sont essentielles si je veux briller sur un Grand Tour. Le Giro reste spécial pour moi, mais je pense que le moment est venu d’affronter mon premier Tour. »
Malchanceux mais déterminé, talentueux mais exigeant, Antonio Tiberi aborde 2026 avec une ambition claire : transformer son potentiel en résultats d’envergure.
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