Giro d’Italia & Giro d’Italia Women 2026 : Au cœur de la présentation officielle à Rome


La grande famille du cyclisme s’est retrouvée à Rome, à l’Auditorium Parco della Musica Ennio Morricone, pour la présentation officielle du Giro d’Italia et du Giro d’Italia Women 2026. Une soirée marquée par la présence de champions, d’institutions, de dirigeants et de personnalités venues célébrer l’esprit de la Corsa Rosa et son influence bien au-delà du sport.

Les champions entre émotions et ambitions

Tout juste sacré en mai dernier, Simon Yates est revenu sur le Giro 2025, entre souffrance et rédemption.
« Les émotions que j’ai ressenties à la fin de ce Giro ont été incroyables… Je voulais depuis longtemps prendre ma revanche », confie-t-il.
Le Britannique évoque déjà les difficultés à venir : le Blockhaus, « une montée qui peut tout changer », et l’étape d’Aoste, qu’il juge « taillée pour [ses] caractéristiques ».

Chez les femmes, Elisa Longo Borghini a exprimé son attachement à une course qui l’a sacrée deux années de suite :
« Imola a été un moment magique… Le Finestre est un lieu iconique où je m’entraîne souvent. Et l'étape de Saluzzo sera spéciale pour des raisons personnelles. »

Légende de la course, Vincenzo Nibali a salué un Giro « technique, exigeant, impossible à déjouer ». Pour le Sicilien, l’étape d’Aoste et la dernière semaine dans les Dolomites seront décisives : « Le cœur du Giro. Là où tout peut basculer. »

Le Giro, un ambassadeur sportif et culturel

Plusieurs personnalités institutionnelles ont souligné la dimension internationale et diplomatique grandissante de la course.
Le vice-premier ministre italien Antonio Tajani a rappelé le rôle du Giro comme « ambassadeur du sport italien dans le monde », une vitrine des traditions, de la créativité et du territoire italien.
L’édition 2026, qui partira de Bulgarie, est selon lui « un symbole fort des valeurs que véhicule le sport : dialogue, innovation, respect ».

Le ministre des Sports Andrea Abodi a insisté sur « le patrimoine national » que représente le Giro, tout en saluant l’ouverture européenne de ces dernières années, de l’Albanie à la Bulgarie.

Pour le président de RCS MediaGroup Urbano Cairo, la Corsa Rosa demeure un « moteur économique majeur », générant plus de 2,5 milliards d’euros d’impact sur les exportations italiennes.

L’impact international et économique confirmé

Matteo Zoppas (ICE) a présenté des chiffres impressionnants :

  • 800 millions de téléspectateurs,

  • 18 millions de contacts internationaux uniques,

  • Plus de 2 milliards d’euros de nouvelles opportunités économiques liées à l’image du Giro.

Des données qui renforcent l’idée d’une course devenue véritable marque mondiale.

La voix du cyclisme féminin

La directrice du Giro Women, Giusy Virelli, a dévoilé une édition 2026 renouvelée : un départ en Émilie-Romagne, trois étapes rapides, deux journées pour les puncheuses, deux arrivées au sommet, un contre-la-montre en côte et une étape reine historique : le premier passage féminin sur le Colle delle Finestre.

Un parcours qui mêlera sport, culture et patrimoine, de Dante à Ravenne jusqu’aux Dolomites.

L’organisation et la tradition mises en lumière

Les responsables de la course ont rappelé l’immense travail collectif nécessaire pour mettre en place un événement traversant plus de 500 communes.

Le directeur du Giro, Mauro Vegni, a présenté une édition « moderne mais exigeante », avec sept arrivées en altitude et un unique chrono long qui pourrait peser lourd.
Pour Paolo Bellino (RCS Sports & Events), le Giro est « une plateforme mondiale de communication », forte d’un savoir-faire unique.

Enfin, la Gazzetta dello Sport, par la voix de son directeur Stefano Barigelli, a rappelé l’essence de la course :
« La technologie change, mais le cycliste reste seul face à l’effort, à la montagne et à la pluie. Le Giro, c’est l’histoire de l’homme. »



Post a Comment

Plus récente Plus ancienne