Le Giro d’Italia 2026 sera l’un des plus exigeants de la décennie. Présentée à Rome, l’édition 109 de la Corsa Rosa s’annonce titanesque avec 3 459 km, 50 000 mètres de dénivelé positif, sept arrivées au sommet et un menu où les grimpeurs auront de quoi s’exprimer. Pour la 16e fois de son histoire, le Giro prendra son départ à l’étranger, en Bulgarie, avant de s’achever le 31 mai dans la Ville éternelle.
Une Grande Partenza inédite en Bulgarie
Les trois premières étapes, toutes sur sol bulgare, donneront d’emblée le ton.
La première journée reliera Nessebar à Burgas, sur la côte de la mer Noire, avec le premier Maglia Rosa en jeu. La deuxième étape, longue et piégeuse, mènera le peloton vers Veliko Tarnovo après une ascension finale de 3,5 km à 7,5 %. La troisième boucle, arrivant à Sofia, devrait sourire aux sprinteurs.
Après un premier jour de repos (11 mai), la caravane s’envolera vers l’Italie pour entrer dans une première semaine alternant sprints, embûches et premières rampes sérieuses, notamment avec l’arrivée au Blockhaus, via son versant le plus redouté, Roccamorice. La semaine se conclura par deux étapes ardues : les « Muri » de Fermo et l’arrivée à Corno alle Scale, de retour pour la première fois depuis Simoni en 2004.
Un deuxième acte marqué par le chrono et les Alpes
La deuxième semaine s’ouvrira par la Tappa Bartali, un contre-la-montre de 40,2 km entre Viareggio et Massa qui pourrait peser lourd dans la bataille du général. Suivront plusieurs étapes accidentées avant un week-end alpestre musclé : retour à Pila, inédit depuis plus de 30 ans, au terme de 133 km cumulant plus de 4 400 m de dénivelé.
Le lendemain, Milan accueillera un sprint massif pour sa 90e arrivée d’étape dans l’histoire du Giro.
Une troisième semaine exceptionnelle
La dernière partie de course débutera par une incursion intégrale en Suisse, entre Bellinzona et Carì, courte mais extrêmement pentue. Les deux jours suivants prépareront le terrible diptyque final.
La reine des Dolomites, entre Feltre et Piani di Pezzè (Montagna Pantani 2026), sera une étape monument, avec les ascensions du Duran, de la Staulanza (via Coi), du Falzarego et surtout du Passo Giau, Cima Coppi de cette édition.
Le lendemain, le Giro rendra hommage aux victimes du séisme du Frioul en 1976, avec une étape traversant la zone avant un double passage par Piancavallo, terrain idéal pour un ultime renversement du classement général.
La traditionnelle procession dans Rome clôturera la course avec un Circuit final digne des grands jours.
Un plateau de stars pour une édition royale
La présentation, animée par Pierluigi Pardo et Barbara Pedrotti, a réuni un large parterre de champions et d’autorités, dont Simon Yates, Elisa Longo Borghini et Vincenzo Nibali.
Une délégation bulgare menée par le Premier ministre Rosen Zhelyazkov est venue saluer l’importance de cet événement historique pour leur pays.


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