Le Giro d’Italia restera fidèle à sa place traditionnelle au mois de mai, a affirmé le CEO de RCS Sport, Paolo Bellino, dans une interview. L’idée d’échanger les dates avec la Vuelta a España, proposée récemment par Tadej Pogačar, n’est pas à l’ordre du jour.
« Nous n’allons même pas envisager cette idée. Le Giro a une date traditionnelle en mai et nous ne voulons pas la changer. Chaque Grand Tour a son histoire et son importance, aussi grâce à sa place dans le calendrier », a expliqué Bellino.
Le dirigeant italien a précisé qu’un ajustement mineur d’une semaine pourrait être envisagé, notamment pour inclure la fête nationale italienne du 2 juin, ce qui permettrait de grimper dans les grandes montagnes avec un meilleur climat certaines années. Mais à part ce léger décalage, aucun changement majeur n’est prévu.
Cette déclaration fait suite aux remarques de Pogačar et du président du syndicat des coureurs Adam Hansen, qui avaient suggéré plus tôt dans la semaine que permuter les dates du Giro et de la Vuelta améliorerait les conditions pour les coureurs et permettrait à davantage de cyclistes de participer. Hansen avait notamment écrit sur X :
« Ceux qui n’ont jamais roulé le Giro sous la pluie glaciale ou la neige, ou la Vuelta sous la chaleur accablante, ne réalisent pas à quel point la tradition freine le cyclisme. »
Malgré ces propositions, Bellino a été catégorique : l’identité du Giro et sa place en mai sont non négociables pour RCS Sport. Le débat sur le calendrier des Grands Tours continue néanmoins de faire parler dans le monde du cyclisme, alors que l’UCI étudie des réformes plus larges du calendrier international.

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