Après avoir enfin remporté Milan-Sanremo 2026, Tadej Pogačar s’est montré à la fois soulagé et ému en conférence de presse, lui qui a longtemps poursuivi la Classicissima sans réussir à la gagner. Le champion du monde slovène a remporté la course au terme d’un scénario spectaculaire, en attaquant dans la Cipressa, en lâchant Mathieu van der Poel dans le Poggio, puis en battant Tom Pidcock dans un sprint à deux sur la Via Roma.
Cette victoire a une signification particulière pour le leader de l’UAE Team Emirates, qui a passé des années à reconnaître et à s’entraîner sur les routes de la Ligurie pour comprendre chaque détail du final.
« Peut-être que maintenant je pourrai regarder la course à la télévision ou au bord de la route. Cette victoire arrive après des années et des années d’entraînement ici en Ligurie. Cela va beaucoup me manquer », a-t-il expliqué après l’arrivée.
Des années de préparation pour gagner Sanremo
Pogačar a notamment reconnu avoir passé énormément de temps à étudier la Cipressa, le Poggio et les descentes techniques, avec l’aide de son coéquipier Florian Vermeersch et du coureur italien Niccolò Bonifazio, qui lui ont permis de mieux connaître les routes et les pièges du final.
Mais le Slovène a également évoqué un sujet plus sérieux : la sécurité des cyclistes sur les routes italiennes, qu’il connaît très bien pour y avoir beaucoup roulé à l’entraînement.
« Je suis venu m’entraîner ici énormément de fois, et à chaque fois on risque la vie parce que, sans vouloir offenser qui que ce soit, le trafic sur les routes italiennes est parfois un peu criminel », a-t-il déclaré.
Il a toutefois reconnu que des efforts étaient faits, notamment avec la construction de pistes cyclables :
« Ils construisent de très belles pistes cyclables, et peut-être que dans quelques années il y aura aussi une magnifique route côtière, mais cela demande encore beaucoup d’efforts. »
Une victoire qui change tout
Avec cette victoire sur Milan-Sanremo, Tadej Pogačar a désormais remporté un Monument supplémentaire et surtout la course qui lui résistait le plus. Cette victoire pourrait changer son programme dans les années à venir, lui qui n’a désormais plus l’obligation de revenir chaque hiver reconnaître la course.
Une chose est sûre : en remportant Milan-Sanremo après une attaque lointaine et un sprint final, le Slovène a marqué l’histoire de la Classicissima avec l’une des victoires les plus marquantes de ces dernières années.

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