Le début de saison 2026 de Max van der Meulen a tourné au cauchemar. Le jeune coureur de 22 ans, engagé sur le Tour Down Under, a été victime d’une lourde chute dès les premiers jours de course, mettant brutalement un terme à ses ambitions.
Si les premières nouvelles étaient rassurantes, la réalité s’est révélée bien plus inquiétante : une grave commotion cérébrale, accompagnée de pertes de connaissance. « J’ai atterri la tête la première sur le bitume. J’étais inconscient pendant plusieurs minutes… je ne me souviens de rien, et c’est peut-être mieux comme ça », explique-t-il.
S’en suivent six longues semaines sans vélo. Une période extrêmement difficile, tant physiquement que mentalement. « Je suis resté allongé sur le canapé. C’était horrible. Ma vie sans cyclisme me paraissait vide. »
Les symptômes sont persistants : maux de tête constants, difficultés de concentration, sensation de « brouillard mental ». Chaque tentative de reprise échoue rapidement, parfois après seulement 20 minutes d’effort. « On a essayé quatre fois de reprendre… à chaque fois, j’ai dû arrêter. »
Face à cette situation, le coureur de Bahrain Victorious décide de se faire accompagner par un psychologue, une première dans sa carrière. Une démarche essentielle pour traverser cette période de doute. « J’ai commencé à lire, dessiner, écrire… jouer du piano. J’ai dû trouver d’autres repères. »
Après six semaines d’arrêt complet, la reprise est progressive. Une heure de vélo par jour, puis une montée en charge lente, jusqu’à retrouver un semblant de condition. Mais le niveau est encore loin. « Ma forme était alarmante… probablement pire que celle d’un amateur », plaisante-t-il avec lucidité.
Son retour à la compétition sur le Tour des Alpes marque une étape symbolique. Même s’il reste encore loin de son meilleur niveau, l’objectif est simple : terminer la course. « Finir sera déjà une victoire. Le reste, ce sera du bonus. »
Malgré tout, l’ambition reste intacte. Avant sa chute, Van der Meulen avait franchi un cap physique important et compte bien retrouver cette progression. « Il reste encore une grande partie de la saison. Je suis convaincu que je peux revenir plus fort. »
Son témoignage met en lumière la réalité souvent méconnue des blessures à la tête dans le cyclisme professionnel. Au-delà du physique, c’est un combat mental qui se joue, parfois dans l’ombre.
Aujourd’hui de retour dans le peloton, Max van der Meulen incarne la résilience. Et si son début de saison a été brisé, son histoire est loin d’être terminée.

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