L’histoire de Valentina Cavallar a tout d’un scénario improbable. Présente aux Jeux Olympiques de Jeux olympiques de Tokyo 2020 en aviron, l’Autrichienne était alors une grande promesse du deux sans barreur. Deux ans plus tard, elle tourne pourtant définitivement la page pour se lancer dans une carrière… de cycliste.
Une décision radicale, presque incompréhensible à première vue, mais qui trouve son origine dans un déclic aussi inattendu que puissant. Après une finale B aux Jeux, malgré des années de sacrifices, la motivation s’effrite. Puis vient ce moment charnière : au bord d’une route, lors du passage du Tour de France.
« Quand j’ai vu le peloton passer, je suis tombée amoureuse du cyclisme. J’ai compris que je voulais être là, dans le groupe », confie-t-elle.
À partir de là, tout bascule. Elle abandonne une carrière solide en aviron pour se lancer presque à l’aveugle dans une discipline totalement différente. Un pari risqué, tant les exigences physiques divergent : là où l’aviron impose des efforts courts et explosifs, le cyclisme demande une endurance extrême, sur plusieurs heures.
Les débuts sont difficiles. Sans véritable statut professionnel, Cavallar enchaîne les sacrifices, soutenue financièrement par ses proches. Elle découvre aussi la complexité du peloton, un univers où le placement et l’expérience sont essentiels. « Au début, j’avais peur du groupe. Je restais à l’arrière, je dépensais énormément d’énergie. Mais j’ai appris, petit à petit. »
Son apprentissage est rapide. Dès ses premières courses, comme le Grand Prix de Chambéry, elle se distingue avec une place dans le top 20. Mais c’est en 2024 que tout explose : sur les pentes mythiques de l’Alpe d’Huez, lors du Tour, elle termine 7e face aux meilleures grimpeuses du monde. Une performance qui attire immédiatement l’attention du peloton international.
Depuis, la progression est constante. En 2025, elle s’impose comme une référence en montagne, avant de rejoindre l’une des formations les plus puissantes du peloton féminin, la Team SD Worx-Protime. Un tournant majeur dans sa carrière.
Encadrée par des références comme Anna van der Breggen, Cavallar continue d’apprendre et de se structurer. Son objectif est clair : franchir un nouveau cap et viser les plus grandes courses par étapes.
Grimpeuse naturelle, elle aborde désormais la saison 2026 avec ambition. Sa participation à La Flèche Wallonne marque le début d’un nouveau chapitre, où elle pourrait bien confirmer tout son potentiel.
À seulement quelques saisons de ses débuts, Valentina Cavallar incarne déjà une nouvelle génération d’athlètes capables de se réinventer totalement. Et si son histoire semblait improbable au départ, elle est aujourd’hui l’une des plus inspirantes du cyclisme moderne.

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