Alors que la saison de cyclocross bat son plein et que la période de Noël concentre traditionnellement le plus grand nombre de courses, Eli Iserbyt est absent. Non pas par choix, mais contraint de suivre les épreuves depuis son domicile, confronté à une situation médicale complexe et profondément frustrante.
Le Belge de 28 ans, l’un des coureurs les plus victorieux de sa génération avec 54 succès professionnels, est écarté des compétitions depuis de longs mois. Déjà la saison passée, Iserbyt souffrait de douleurs nerveuses récurrentes à la jambe gauche. En février, le diagnostic tombe : rétrécissement de l’artère iliaque, nécessitant une lourde intervention chirurgicale suivie de six semaines de repos.
Convaincu d’être rétabli, le leader de la Pauwels Sauzen – Bingoal reprend l’entraînement au printemps, mais la douleur réapparaît dès le mois de mai. Une seconde opération, plus approfondie selon les médecins, est alors pratiquée. Depuis, la récupération se fait attendre.
« C’est malheureux de ne pas pouvoir annoncer de meilleures nouvelles, mais en réalité, il y a peu d’évolution dans la situation d’Eli », explique son manager Jurgen Mettepenningen. « Les examens ont été réalisés à l’hôpital universitaire de Gand. Désormais, nous attendons l’évaluation des spécialistes. C’est une période d’attente, encore et encore. »
Face à ce flou médical, les interrogations se multiplient. La carrière d’Iserbyt est-elle en danger ? Son entourage refuse de céder au catastrophisme, tout en restant lucide. « Je ne veux pas dire que cela deviendra forcément dramatique, mais nous ne devons pas être excessivement positifs non plus. Ce sera une histoire difficile », reconnaît Mettepenningen.
Une chose est désormais certaine : Iserbyt ne reviendra pas dans les sous-bois cet hiver. Sa saison est d’ores et déjà compromise, et l’été s’annonce tout aussi délicat. « Mais les athlètes de haut niveau récupèrent parfois plus vite que les autres. Peut-être que les choses changeront rapidement », conclut son manager, laissant subsister une lueur d’espoir.

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