Velon a levé le voile sur l’un des secrets les mieux gardés du peloton : le protocole nutritionnel suivi par Tadej Pogačar lors des étapes de haute montagne du Tour de France, que ce soit dans les Alpes ou les Pyrénées.
Lors d’une étape de cinq heures comportant de longues ascensions, le champion du monde ingère des quantités de nutriments qui témoignent d’une préparation extrêmement précise et scientifique.
1 200 g de glucides pour tenir le rythme
L'apport en glucides est naturellement la clé de voûte de sa journée. Pogačar en consomme 1 200 grammes, répartis de manière très contrôlée :
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230 g au petit-déjeuner,
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30 g juste avant le départ,
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460 g en course,
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480 g après l’arrivée pour optimiser la récupération.
Ce volume colossal permet de soutenir l’effort constant et explosif qui caractérise les grandes étapes de montagne.
Un apport massif en protéines après l’étape
Sur les 150 g de protéines qu’il consomme au total, presque tout est pris en récupération :
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25 g au petit-déjeuner,
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1 g avant la course,
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4 g durant l’effort,
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120 g après la ligne d’arrivée.
Un protocole qui montre à quel point la fenêtre de récupération est cruciale pour un coureur visant la victoire finale.
Lipides : un équilibre avant/après la course
Les graisses, indispensables mais peu utiles pendant l’effort intense, sont limitées en course. Sur les 66 g absorbés :
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25 g au petit-déjeuner,
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2 g avant la course,
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4 g en course,
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35 g après l’étape.
Cette répartition illustre la stratégie moderne : maximiser l’énergie immédiatement disponible (glucides) et réserver les matières grasses aux phases où l’organisme peut les métaboliser sans gêner la performance.
Une alimentation calibrée au millimètre
Ce plan alimentaire témoigne de l’évolution du cyclisme moderne, où chaque watt, chaque calorie et chaque gramme joue un rôle dans la performance. Chez Pogačar, rien n’est laissé au hasard : sa nutrition est aussi travaillée que ses entraînements ou son matériel.

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