Vuelta a Andalucía 2026 : un parcours sans haute montagne, mais taillé pour les offensives


Sans grands cols d’altitude, mais avec un terrain idéal pour les attaques et les courses de mouvement, la Vuelta a Andalucía s’apprête à célébrer sa 101e année d’histoire. Du 18 au 22 février, la 72e édition de la Ruta del Sol proposera un tracé exigeant et varié, reliant la côte méditerranéenne à l’intérieur des terres andalouses, tout en mettant en valeur la richesse paysagère de la communauté autonome.

Avec neuf ascensions répertoriées, plus de 810 kilomètres et cinq provinces traversées, le parcours semble parfaitement dessiné pour les puncheurs et les spécialistes des classiques, capables de dynamiter la course sur des routes vallonnées et des arrivées en côte.

Benahavís – Pizarra : une entrée en matière déjà sélective

Le départ sera donné à Benahavís (Málaga) le 18 février, pour une première étape de 163 kilomètres à fort accent malaguène. Deux ascensions marqueront la journée : le Puerto del Madroño (1re catégorie) et le Puerto del Viento (3e catégorie).

Après avoir traversé la Sierra de las Nieves et des localités comme El Burgo, Yunquera, Alozaina, Guaro ou Monda, le peloton rejoindra la vallée du Guadalhorce via Cártama et Estación de Cártama, avant une arrivée à Pizarra, propice à un sprint en comité réduit si l’échappée ne va pas au bout.
La ville n’avait accueilli une arrivée internationale qu’en 2024, lors de la victoire d’Arlenis Sierra sur la Vuelta a Andalucía Élite Women.

De Torrox à Otura, la montagne en toile de fond

La deuxième étape mènera le peloton de Torrox, connue pour son « meilleur climat d’Europe », jusqu’à Otura, au terme de 138 kilomètres. Le Puerto de la Cabra (1re catégorie), bien que placé loin de l’arrivée, pourrait servir de tremplin aux attaques.

Après Nerja, La Herradura, Almuñécar et l’intérieur du Poniente granadino, la course passera par La Malahá, avec l’ascension de son col de 3e catégorie, avant une arrivée à Otura, déjà victorieuse pour Adolfo García Quesada, Magnus Sheffield ou Mavi García chez les femmes.

Jaén – Lopera : un final explosif inédit

Le vendredi 20 février, la troisième étape partira de Jaén pour plus de 180 kilomètres exigeants. Deux ascensions de 3e catégorie — Alto de Santa Ana et Puerto de Peñallana — rythmeront une journée nerveuse à travers la province.

L’arrivée à Lopera promet un final explosif, idéal pour les coureurs dotés d’une pointe de vitesse en côte, offrant un dénouement inédit sur les routes jienenses.

Cordoue et le Kilomètre d’Or

L’avant-dernière étape se disputera entre Montoro et Pozoblanco, au cœur du Valle de los Pedroches. Sur 166 kilomètres, le Alto de Españares (2e catégorie) sera la principale difficulté.

La journée sera également marquée par le retour du Kilomètre d’Or, permettant de glaner de précieuses secondes de bonification pour le classement général, une formule déjà plébiscitée lors de l’édition précédente. Pozoblanco avait accueilli l’arrivée en 2025 avec la victoire d’Alexander Kristoff, lors de sa dernière saison professionnelle.

Lucena pour conclure

Le dimanche 22 février, la Vuelta a Andalucía se conclura par une étape de 167 kilomètres entre La Roda de Andalucía et Lucena. Le verdict final devrait se jouer sur les deux ascensions successives de l’Alto de la Primera Cruz (2e catégorie), situées à proximité immédiate de l’arrivée, en plein centre-ville.

Lucena accueillera une arrivée de la Ruta del Sol pour la cinquième fois de son histoire, la dernière remontant à 2015 avec la victoire de Juanjo Lobato. Avant lui, Alejandro Valverde, Javier Pascual Llorente et Marcelino García s’y étaient également imposés.

Une classique de début de saison incontournable

Climat favorable, parcours nerveux et organisation reconnue font une nouvelle fois de la Vuelta a Andalucía une épreuve de référence en début de saison. Une occasion unique, du 18 au 22 février, pour les amateurs andalous de voir de près les grandes figures du peloton international.

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