La quatrième étape de Paris-Nice 2026 pourrait marquer un premier tournant dans la lutte pour le classement général. Entre Bourges et Uchon, les coureurs devront parcourir 195 kilomètres, avec un final vallonné qui devrait favoriser les grimpeurs explosifs et les spécialistes des classiques.
Créée en 1933 et remportée pour la première fois par le Belge Alfons Schepers, Paris-Nice s’est imposée au fil des décennies comme l’une des grandes courses par étapes du début de saison. Surnommée la « Course au Soleil », elle a vu triompher de nombreuses légendes du cyclisme telles que Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Sean Kelly ou Miguel Indurain.
L’épreuve reste aujourd’hui un rendez-vous majeur du calendrier WorldTour. Ces dernières années, des champions comme Alberto Contador, Bradley Wiggins, Geraint Thomas, Primoz Roglic ou Tadej Pogacar ont inscrit leur nom au palmarès. En 2025, c’est l’Américain Matteo Jorgenson qui avait remporté le classement général.
Après le contre-la-montre par équipes remporté par Ineos Grenadiers, la course aborde désormais un terrain plus accidenté. Si la première partie de l’étape reste relativement roulante, les choses sérieuses commenceront dans le dernier tiers du parcours.
À 23 kilomètres de l’arrivée, les coureurs devront franchir une montée de 4,7 kilomètres à 5,3 %, avant de se diriger vers l’ascension finale menant à Uchon. Cette montée de 8 kilomètres à 4,5 % cache en réalité un final beaucoup plus difficile : les 1,8 derniers kilomètres dépassent les 10 % de moyenne, ce qui pourrait provoquer des écarts significatifs entre les favoris.
Le leader de la course Juan Ayuso abordera cette étape dans une position délicate. L’Espagnol ne possède que 2 et 3 secondes d’avance sur les coureurs d’Ineos, ce qui signifie que la moindre bonification ou attaque pourrait lui coûter le maillot jaune.
Parmi ses principaux adversaires figure Jonas Vingegaard, qui pourrait tenter de durcir la course avec l’équipe Visma afin de rendre l’ascension finale plus sélective et favorable aux grimpeurs.
La formation Ineos Grenadiers possède également une carte tactique intéressante avec Oscar Onley et Kévin Vauquelin, tous deux capables de briller sur ce type d’arrivée explosive. Leur double présence pourrait leur permettre de jouer différentes stratégies dans le final.
D’autres coureurs pourraient également se mêler à la lutte pour la victoire d’étape, notamment Lenny Martínez, très à l’aise sur les pentes raides, mais aussi Daniel Martínez, Aleksandr Vlasov, David Gaudu ou Brandon McNulty.
Avec un final aussi explosif, cette quatrième étape pourrait bien offrir la première véritable bataille entre les favoris de cette édition 2026 de Paris-Nice.


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