L’année 2026 s’annonce charnière pour Giosuè Epis. À 23 ans, le coureur italien tourne la page de sa première saison professionnelle, disputée sous les couleurs de Arkéa B&B Hotels, et entame un nouveau chapitre avec Petrolike, formation continentale à licence mexicaine mais à forte identité italienne.
Issu de la Zalf, puis formé au sein de la structure Development d’Arkéa en 2024, le natif de Brescia a découvert le plus haut niveau en 2025. Une saison sans résultats marquants sur le plan personnel, mais extrêmement formatrice : Giro d’Italia, Tour des Flandres, Paris-Roubaix et Tour de Lombardie figuraient notamment à son programme.
La disparition de la formation française à l’issue de la saison l’a toutefois laissé sans contrat. « Nous savions dès le début de l’année que les sponsors ne continueraient pas », explique Epis. « En octobre, la confirmation est arrivée et il a fallu rapidement chercher une solution. »
Cette solution s’appelle Petrolike. Un choix mûrement réfléchi pour le jeune Italien, malgré un passage préalable en WorldTour. « J’ai choisi cette équipe pour son calendrier et pour les personnes qui la composent. Je connais déjà certains membres du staff, je sais que nous pouvons bien travailler ensemble. »
Face à l’absence d’opportunités immédiates dans les équipes de première ou deuxième division, Epis a dû faire un choix déterminant. « Jusqu’à fin octobre, je pensais rester chez les professionnels. Puis j’ai compris que ce ne serait pas le cas. J’étais à un carrefour : arrêter ou repartir d’une Continental pour relancer ma carrière. J’ai décidé de continuer. »
Le contexte du cyclisme italien n’aide pas les jeunes coureurs à s’installer durablement. « Il y a peu d’équipes professionnelles en Italie. Les places sont limitées et la concurrence très forte », constate-t-il avec lucidité.
Parmi les souvenirs marquants de sa saison 2025, une discussion reste gravée. « À Munich, avant l’ADAC Cyclassics, j’ai longuement parlé avec Arnaud Démare. Je lui ai confié mes doutes, le fait que je pensais même arrêter. Il m’a dit de ne surtout pas renoncer à mon âge, que les moments difficiles font partie du chemin. Ses paroles m’ont beaucoup aidé. »
Pour 2026, les objectifs sont simples mais clairs : avancer sans regrets. « Je veux donner le maximum, que ce soit pour gagner, faire des résultats ou aider mes coéquipiers. Le plus important est de ne rien regretter. » Un état d’esprit apaisé, renforcé par un événement personnel heureux, puisque Giosuè Epis s’est marié le 4 janvier dernier.
Côté programme, la saison devrait débuter en Espagne, avec Majorque ou la Communauté valencienne, avant le Tour de Sardaigne, le Tour des Abruzzes et plusieurs classiques italiennes. Une nouvelle chance, assumée, pour continuer à croire en son parcours.

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